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Exposition – Salon de Printemps « Abstraction Toujours » – Lyon

Du 26 Mai au 19 Juin 2016, La SLBA (Société Lyonnaise des Beaux-Arts) présente son salon de Printemps « Abstraction Toujours » à l’Orangerie du Parc de la Tête d’Or à LYON

Peinture et Sculpture abstraite contemporaine.

Artistes : Matheo de Bruvisso, Pierre Souchaud, Catherine Noizet Faucon, Claude Sandjivy, Martine Chantereau, Kaouther Bahri-Dargouth, Françoise Luciani, Sandra Juge, Christiane Guillaubey et Christine Madies.

Musique : Raime ‘We Must Hunt Under The Wreckage Of Many Systems »
Video : Matheo de Bruvisso

Mardi 8 Décembre 2015 – Création à la galerie Terremer

SONY DSCDans le cadre de leur exposition, venez partager un moment de création avec les artistes ISAA (sculpture) et Matheo de Bruvisso (peinture), en direct à la galerie Terremer le 8 Décembre 2015.

Ce mardi 8 Décembre devait avoir lieu la fête des Lumières, incontournable évènement lyonnais, annulée à cause de l’état d’urgence. Il n’en est que d’autant plus nécessaire de protéger la culture, de faire sortir les artistes de leurs ateliers et de multiplier les évènements de ce genre. Soyez au rendez-vous !

Terremer la Galerie 4 rue des Pierres Plantées, 69001 Lyon

Vidéo – Vernissage à la Galerie Terremer – Lyon

Vernissage à Lyon – Exposition galerie Terremer – du 6 Novembre au 12 Décembre 2015 -
Peintures de Matheo de Bruvisso & Sculptures d’ISAA

MATHEO de BRUVISSO – PEINTURE :

« Comment pourrait-on peindre autre chose que la lumière ? La grande question de la peinture est sans doute « quelle lumière ?». Celle que je crois chercher est (…) celle du soleil en tant que bouillonnement (…). La source émettrice plutôt que l’objet reflétant. Je m’interroge, non pas sur la lumière qui tape et rebondit, mais sur ses éruptions originelles.

Je peins la force contenue dans le cœur de la Terre et ses veines, ce magma compressé sur lui-même et qui parfois surgit comme un mouvement de griffe, monstrueux ou félin, cette lumière sourde capable de fissure, de fracture, perçant dans les ténèbres par sa volonté propre. Aussi, plutôt que la lumière du jour, je veux toucher à la genèse et la lumière du premier jour.

Et la source qui me fascine le plus n’émet qu’une lumière invisible, une lumière contenue et qui nous transfigure tous sans jamais se montrer, la lumière de la joie. Dans l’antre sombre du chaos, dans les méandres obscures et mystérieux de nos peurs, de nos douleurs, elle transforme l’immonde en beauté et l’insupportable en un vorace désir d’éternité. L’intime lumière de l’Homme, la lumière qui en nous éclaire tout, non pas cette lumière qui pénètre nos yeux mais celle qui en émane. »

Matheo de Bruvisso, artiste français né le 17 mai 1979, vit et travaille à Lyon depuis 2014.

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ISAA – SCULPTURE :

« Je cherche à capter l’insaisissable, ce qui fuit et m’échappe dans la représentation.
Les émotions, le mouvement, la fragilité, l’autre…
Une quête en perpétuelle mouvance, puisque pour moi il en ressort toujours quelque chose de figé.
Dans cette recherche, la terre joue un rôle essentiel, faisant appel à mes sens tactiles, visuels, elle est un catalyseur de mémoires.
Elle aspire tout, comme un buvard, les faits et les gestes ainsi que leurs intentions, les coups qu’on lui inflige, les empreintes, les cicatrices, les caresses, les accidents qu’elle subit.
Et toute cette eau qu’elle emmagasine et qu’elle refoule, fait qu’elle se révèle alors vivante et sensible.
Ce qui me permet de travailler dans la spontanéité du geste, dans l’urgence et l’immédiateté de l’action, afin de rester authentique et vraie. »

Isaa, céramiste plasticienne depuis 15 ans, vit et travaille à côté de Vienne (38). Le corps et les portraits sont au centre de son travail. Sculpture grès et bronze.

Musique : Beethoven – Sonata No. 8 in C Minor Pathetique, Op. 13 – I. Grave – Allegro di molto e con brio – Beethoven Orchestra London
Video : Bonnie Situation Club
Images : Audrey Bornier et Thomas Desbouvrie

8 Juillet 2015 – Rencontre avec Jim Delarge

En 2009, j’ai découvert par hasard la peinture de Jim Delarge. Sur son site les petites vignettes défilaient sous mes yeux, à chaque clic, une claque. Une rencontre entre abstraction et figuration : d’une manière subtile et nuancée, des jus se transforment en créatures. Tout un bestiaire prend vie dans des décors inintelligibles et qui pourtant puent de toute leur vérité. Tout semble organique, c’est végétal, c’est minéral, c’est animal mais toujours plus qu’humain. (humain trop humain ?) Et malgré l’ambiance glauque qui s’en dégage, on y trouve parfois l’humour, souvent la surprise et toujours la beauté.

Après quelques années à y jeter un œil de temps en temps, toujours subjugué malgré mon regard de plus en plus affûté et critique, je me décide à voir ces peintures en vrai. Jim me propose de le retrouver chez lui à Paris. Il m’accueille avec une franche poignée de main et un regard malicieux, et je dois dire avec plus de sympathie que je n’en espérais car à me promener virtuellement dans son univers, j’avais imaginé un type très sombre et même un peu flippant.

Déjà dans son appartement, deux formats carrés d’environ un mètre de côté se répondent sur un mur, ce sont deux formes végétales qui se ressemblent assez pour qu’on les considère comme un seul et même objet. Jim me montre d’ailleurs une sculpture qui vient compléter la série et m’explique que c’est le sujet principal du roman qu’il est en train d’écrire. Cette chose mystérieuse prend donc une place considérable dans son imaginaire. Et j’ai la chance de l’avoir sous les yeux, avec son créateur qui m’en parle. Je jubile intérieurement, en essayant de ne pas trop le montrer, sans doute par pudeur et surement par fierté.

Puis nous prenons le train jusqu’à Sèvre où est son atelier. Nous parlons de peinture, de technique, de cinéma, de Jankélévitch, de notre commune incapacité à l’oisiveté, du snobisme des français, des belges qui se moquent du snobisme des français ; je l’interroge sur son travail, il me répond en ouvrant des parenthèses qu’il ne referme pas toujours. Les mots défilent par la fenêtre.

Nous arrivons dans une petite maison où s’entassent des peintures, des sculptures et du matériel. Il y a des dessins sur les murs usés, le sol est recouvert d’une couche de matériaux multicolores et indescriptibles. Des assemblages insolites nous regardent : des crânes d’animaux affublés de bijoux et autres perruques semblent sortir de rites shamaniques. L’ambiance est pourtant agréable, je m’y sens formidablement bien, j’ai immédiatement envie de peindre moi aussi. Je lui demande si je peux prendre quelques photos, il acquiesce :

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Après quelques photos arrachées, il me dit un truc du genre : « tiens, si tu veux filmer, je vais te peindre un portrait, comme ça tu verras… » mais il ne finit pas sa phrase car il est déjà sur le qui-vive, en train de choisir un support et d’enfiler des gants. Je n’en perds pas une miette, en une demie heure ma carte mémoire déborde d’images et moi de joie. J’adore les zeugmes. Je ne manquerai pas de poster le film sur ce blog dans quelques semaines.

Il déballe ensuite quelques toiles dont la plupart me plait beaucoup. J’ai depuis longtemps envie de lui en acheter une mais les moyens me manquent un peu. Il finit par me montrer quelques petits formats à des prix qui correspondent plus à mon portefeuille et bien entendu je craque pour ce petit tableau de 40 x 65cm :

Jim-Delarge_Triplopie de Glacis_de_Bruvisso

« Triplopie de Glacis »

Nous rentrons finalement à Paris où j’ai rendez-vous à l’exposition du peintre Raphaël Thierry. Merci à Jim pour son accueil et son enthousiasme, j’ai hâte de poursuivre ces conversations.

Je ne sais pas

Je ne sais pas ce que c’est
Je ne sais pas pourquoi je l’ai ramassé dans la rue
Je ne sais pas pourquoi cette chose est dans mon atelier
Je ne sais pas pourquoi je l’ai peinte
Je ne sais pas ce que je vais en faire
Je ne sais pas si c’est une œuvre
Je ne sais pas si ça m’intrigue vraiment
Je ne sais pas pourquoi je vous en parle
Mais peut-être que vous savez ?

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