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Nouvelle vie, nouvel atelier au Domaine de Duby !

Pour vivre plus en adéquation avec mes valeurs, pour passer du discours à l’action, j’ai choisi un changement de vie assez radical. Je pars vivre à la campagne, en petite communauté de deux familles. L’idée est d’ouvrir un lieu évènementiel : le Domaine de Duby, qui sera spécialisé dans l’accueil de Mariages et de Séminaires d’entreprises. A côté de ça, j’ai pour projet un grand jardin / potager / verger en permaculture. Vous pourrez en savoir plus sur cette aventure en suivant le « Journal de Duby ».

Bien sur, la peinture continuera d’occuper la plus grande place dans ma vie et ce lieu me permettra d’avoir un très bel atelier, et d’organiser des évènements culturels comme des expositions ou des workshops d’artistes. Affaire à suivre !

In the studio with Matheo de Bruvisso – painting 2016

Nouvelle vidéo filmée à l’atelier !

Vidéo – Jim Delarge dans son atelier

Vidéo improvisée le 8 Juillet 2015 lors de ma première rencontre avec Jim Delarge. Le crime est commis dans son atelier sans préméditation ni de sa part ni de la mienne. Naturels et productifs comme deux gamins dans un bac à sable.

Filmé et monté par mes soins en trois coups de cuillère à pot.
Musique : Matheo de Bruvisso « Vib-Ration » (Doctor Bux remix)

Si vous êtes un peu masochiste, je vous recommande les vidéos de Jim. Ça fait du bien là où ça fait mal. Et inversement.

8 Juillet 2015 – Rencontre avec Jim Delarge

En 2009, j’ai découvert par hasard la peinture de Jim Delarge. Sur son site les petites vignettes défilaient sous mes yeux, à chaque clic, une claque. Une rencontre entre abstraction et figuration : d’une manière subtile et nuancée, des jus se transforment en créatures. Tout un bestiaire prend vie dans des décors inintelligibles et qui pourtant puent de toute leur vérité. Tout semble organique, c’est végétal, c’est minéral, c’est animal mais toujours plus qu’humain. (humain trop humain ?) Et malgré l’ambiance glauque qui s’en dégage, on y trouve parfois l’humour, souvent la surprise et toujours la beauté.

Après quelques années à y jeter un œil de temps en temps, toujours subjugué malgré mon regard de plus en plus affûté et critique, je me décide à voir ces peintures en vrai. Jim me propose de le retrouver chez lui à Paris. Il m’accueille avec une franche poignée de main et un regard malicieux, et je dois dire avec plus de sympathie que je n’en espérais car à me promener virtuellement dans son univers, j’avais imaginé un type très sombre et même un peu flippant.

Déjà dans son appartement, deux formats carrés d’environ un mètre de côté se répondent sur un mur, ce sont deux formes végétales qui se ressemblent assez pour qu’on les considère comme un seul et même objet. Jim me montre d’ailleurs une sculpture qui vient compléter la série et m’explique que c’est le sujet principal du roman qu’il est en train d’écrire. Cette chose mystérieuse prend donc une place considérable dans son imaginaire. Et j’ai la chance de l’avoir sous les yeux, avec son créateur qui m’en parle. Je jubile intérieurement, en essayant de ne pas trop le montrer, sans doute par pudeur et surement par fierté.

Puis nous prenons le train jusqu’à Sèvre où est son atelier. Nous parlons de peinture, de technique, de cinéma, de Jankélévitch, de notre commune incapacité à l’oisiveté, du snobisme des français, des belges qui se moquent du snobisme des français ; je l’interroge sur son travail, il me répond en ouvrant des parenthèses qu’il ne referme pas toujours. Les mots défilent par la fenêtre.

Nous arrivons dans une petite maison où s’entassent des peintures, des sculptures et du matériel. Il y a des dessins sur les murs usés, le sol est recouvert d’une couche de matériaux multicolores et indescriptibles. Des assemblages insolites nous regardent : des crânes d’animaux affublés de bijoux et autres perruques semblent sortir de rites shamaniques. L’ambiance est pourtant agréable, je m’y sens formidablement bien, j’ai immédiatement envie de peindre moi aussi. Je lui demande si je peux prendre quelques photos, il acquiesce :

SONY DSC

Après quelques photos arrachées, il me dit un truc du genre : « tiens, si tu veux filmer, je vais te peindre un portrait, comme ça tu verras… » mais il ne finit pas sa phrase car il est déjà sur le qui-vive, en train de choisir un support et d’enfiler des gants. Je n’en perds pas une miette, en une demie heure ma carte mémoire déborde d’images et moi de joie. J’adore les zeugmes. Je ne manquerai pas de poster le film sur ce blog dans quelques semaines.

Il déballe ensuite quelques toiles dont la plupart me plait beaucoup. J’ai depuis longtemps envie de lui en acheter une mais les moyens me manquent un peu. Il finit par me montrer quelques petits formats à des prix qui correspondent plus à mon portefeuille et bien entendu je craque pour ce petit tableau de 40 x 65cm :

Jim-Delarge_Triplopie de Glacis_de_Bruvisso

« Triplopie de Glacis »

Nous rentrons finalement à Paris où j’ai rendez-vous à l’exposition du peintre Raphaël Thierry. Merci à Jim pour son accueil et son enthousiasme, j’ai hâte de poursuivre ces conversations.

Abstract painting – In the studio with Matheo de Bruvisso

A voir sur Youtube :

Music: Rachmaninov – Prelude in C sharp minor OP.3 N°2 (edit)
Video: Bonnie Situation Club

N’hésitez pas à vous abonner à ma chaîne Youtube, d’autres vidéos viendront bientôt.

Vendredi 20 Décembre 2013 – Quel con.

Vendredi 20 Décembre 2013, 8h30. Temps maussade.

Peignant à la bombe dans mon atelier, sans masque et avec une frénésie sans mesure, je me suis asphyxié pendant vingt bonnes minutes. Et voulant mettre un bout de tissus devant ma bouche et mon nez pour filtrer les particules qui avaient envahi tout l’air de la pièce, j’ai saisi le premier chiffon qui venait. J’avais oublié qu’il m’avait servi juste avant à nettoyer mes pinceaux avec une bonne dose d’essence de térébenthine. L’odeur m’est montée directement au cerveau. Je suis donc maintenant totalement défoncé avec les poumons qui brûlent et un trouble de la respiration. Quel con.

Je vais me faire un café, ça ira mieux. Puis reprendre mes esprits, publier cette petite anecdote sur Facebook et me remettre au travail. Je vous dis donc peut-être à tout à l’heure.

Si j’ai les cheveux brulés et la peau du visage décollée quand je reviens, pas d’inquiétude, probablement juste une mauvaise manip avec le chalumeau.

MdeB