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R.A.G.E. – Expérimentation Audiovisuelle

R.A.G.E. est une expérimentation audiovisuelle à partir du tableau éponyme.
Peinture animée et bande son par Matheo de Bruvisso.

Abstract painting – In the studio with Matheo de Bruvisso

A voir sur Youtube :

Music: Rachmaninov – Prelude in C sharp minor OP.3 N°2 (edit)
Video: Bonnie Situation Club

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Jeudi 25 Octobre 2012 – Moi, Van Gogh

J’ai vécu une expérience surprenante aujourd’hui.

Ma chère Fanny m’a invité par surprise à la Géode pour y voir un documentaire sur Van Gogh, un de mes peintres préférés, celui-là même qui m’a fait tant aimer la peinture dés ma plus lointaine enfance.

Il était 13h30 quand le film a commencé. En temps normal, je travaille à cette heure là, sur le projet qui occupe tout mon temps, Dirtyphonics. Mais aujourd’hui, ne pouvant refuser l’invitation de ma douce, je me suis retrouvé nez à nez avec l’histoire de Van Gogh, comment il vécut et comment il mourut. Et nez à nez avec moi-même, peintre de tout mon être, ayant abandonné les pinceaux pour me plonger dans la vie de musicien.

Malgré l’immense succès du groupe, les tournées à travers le monde, les foules de milliers de personnes qui se déplacent pour nous, j’ai ressenti plus intensément que jamais que ma vie était celle d’un modeste peintre, qu’on acclamerait plus, qui se retrouverait seul à peindre sa solitude. Je me suis mis à pleurer dés les premières images du film, devant le génie immortel irradiant des taches jaunes, violettes, bleues, oranges, rouges, vertes. Mes larmes ont coulé, de plus en plus, pendant une heure, jusqu’à des pleurs vifs et incontrôlables, des spasmes d’enfants, jusqu’à l’envie de cacher l’écran pour ne plus le voir, jusqu’à devoir détourner les yeux de ceux de son autoportrait, à lui, Van Gogh, le héros qui avait plongé dans son devoir de peintre jusqu’à la folie et à la mort. J’en sanglotais encore après être sorti de la salle, alors que la lumière du jour me ramenait de ce voyage lointain en mon propre cœur.

Jamais je n’avais senti aussi vivement que ma place était là, face à l’inconnu d’une toile blanche, entouré de couleurs et non plus de visages, renvoyé dans les cordes de la fatalité, comme si j’avais toujours sous-estimé mon destin.

Matheo_de_Bruvisso_Van_Gogh